26 septembre 2011

2011 : une année de théâtre pour les 2ndes 8

Le dindon de Feydeau, mis en scène par Philippe Adrien

Feydeau

Georges Feydeau né à Paris le 8 décembre 1862 à Paris et décède le 15 juin 1921, est un auteur dramatique français surtout connu par ses vaudevilles (genre de poésie légère et de composition dramatique).

Sa mère est une juive polonaise et l’identité de son père reste inconnue, pour certain il est le fils de Napoléon III, pour d’autre le fils d’un écrivain. C’est un enfant difficile. Il laisse tomber ses études en 1869 pour se consacrer entièrement au théâtre. Sa première pièce est jouée pour la première fois au théâtre alors qu’il n’a que 19 ans. Feydeau puise son inspiration dans sa vie nocturne.

Dans le Dindon, nous avons trouvé que Feydeau est grivois et vulgaire. Il y a beaucoup d’adultères ainsi que des pensées mal placées.

La présence d’amant a une limite pour ne pas être obscène. Cela est la principale originalité de Feydeau.

Avant, il n’était pas très reconnu mais aujourd’hui on considère que ses pièces sont des pièces de boulevard, grâce a sons sens du quiproquo et sa capacité à transformer une situation banale en délire scénique ce qui rend d’ailleurs ses comédies modernes.

Feydeau critiquait la bourgeoisie. Il caricature souvent les bourgeois par leur manque d’émotions dans ce qu’ils ont de plus détestable, ainsi on peut voir dans le Dindon qu’il caricature l’hypocrisie du couple bourgeois.

La mise en scène

“Le Dindon” est une pièce de Georges Feydeau présentée pour la première fois en 1896 au Théâtre du Palais-Royal. C’est une pièce dite “de boulevard”. Nous l’avons vue au théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie, le mardi 20 septembre à 20 heures.

Ce théâtre, malgré le fait qu’il soit assez petit, offrait sur scène un mécanisme de plaques tournantes. La plaque centrale supportait les décors principaux (un mur et un lit pour certaines scènes), et sur la plaque extérieure se trouvait les décors secondaires (une porte à droite, une porte à gauche). Cela apportait de nombreux avantages: les changements de décors s’opéraient “à scène ouverte”, à l’inverse des théâtres classiques où l’on baisse le rideau pour changer les décors. Cela rendait les actions plus vivantes.

En outre, les décors supportés par les plaques ne devaient pas être trop lourds, ce qui le rendait plus simples et facilitaient ainsi la compréhension de la pièce. On a de plus remarqué l’effort effectué à propos des costumes: ces derniers étaient parfaitement adaptés à l’époque et aux personnages représentés. Tantôt un vieux mari fidèle à sa femme apparaissait dans un costume gris pâle, tantôt une femme de chambre faisait son entrée en scène en habit monochrome et ample, tantôt un homme paradait dans son gilet noir impeccable sur sa chemise blanche immaculée. Le jeu des lumières aussi mérite d’être apprécié et coïncidait avec le ton de la pièce.

Malgré cette scénographie originale, des défauts subsistent cependant. Certaines scènes étaient très difficiles à comprendre, comme là scène du cauchemar du mari où il rêve de l’anglais déguisé en lapin. Viennent s’ajouter un enchevêtrement d’histoires trop compliquées et une série de quiproquos. Cela rend malheureusement la pièce confuse. Le spectateur perd le fil et se retrouve perdu au milieu d’un océan de grivoiseries et autres vulgarités où les personnages continuent pourtant (ou serait-ce heureusement?) de se vouvoyer. Enfin l’introduction de la danse, maintenant connue de tous et de toutes, du Haka, bien que donnant un sacré coup de jeune à une pièce déja centenaire, est hors contexte.

“Le Dindon” est donc selon nous et du point de vue de la mise en scène, une pièce, confuse mais originale, moderne, innovante et réussie.

Nissma, Lisa, Nino, Airane, Alexandre, 2nde8

Le théâtre de la Tempête

Nous sommes allées au théâtre de la Tempête le mardi 20 septembre pour voir Le Dindon de Feydeau.

Cette salle se trouve à la Cartoucherie de Vincennes. Il est isolé de la ville donc il n’y a aucun bruit extérieur. De l’extérieur, le théâtre a l’air ancien, avec sa bâtisse en bois et en pierre. La pelouse et les arbres qui l’entourent lui donnent une ambiance campagnarde. Avec son bar et son restaurant, l’atmosphère est chaleureuse. A l’intérieur, le théâtre est petit ce qui donne une certaine proximité avec les acteurs. On voit bien la scène grâce à la hauteur des sièges.

Mais il fait très chaud dans la salle car il n’y a pas d’aération ! Et les fauteuils ne sont pas très confortables. Ils sont trop serrés et il n’y a pas d’accoudoirs. Comme le théâtre est récent, il est très différent des grands théâtres parisiens. La scène est petite et il n’y a pas de décors intérieurs ni de faux-plafond ce qui fait que l’on voit les câbles.

Et puis ce théâtre est difficile d’accès car il est isolé dans le bois. Il y a, à côté du théâtre, une écurie : l’odeur des crottins de chevaux est donc très forte !

Le comique

Globalement nos avis sur le comique de la pièce sont mitigés.

L’exubérance des personnages nous a beaucoup fait rire ainsi que l’accent de certains personnages comme celui de l’anglaise avec son extraordinaire “Je te haime”. Les différents accents pris par les acteurs permettent de mettre un peu de folie dans cette pièce. Certains personnages nous ont plus amusés que d’autres, que ce soit par leur originalité ou leur jeu d’acteur. La vieille dame sourde nous a beaucoup fais rire avec ses mimiques et sa surdité. Tout comme Étienne qui nous est présenté comme fou amoureux de Lucienne mais qui fréquente d’autres femmes, son personnage est extravagant mais très amusant.

Le passage ou Le Pontagnac fait le “HAKA” nous a beaucoup fait rire parce que c’est un fait d’actualité, clin d’oeil a la coupe du monde de Rugby. Nous avons tout d’abord été surpris, mais par ailleurs cela nous a fait rire. Cela permet d’ajouter de la fantaisie à la pièce. Le passage du général avec la femme de chambre nous a fait penser au fait d’actualité de l’affaire de DSK.

Néanmoins, nous avons trouvé que la fin du spectacle était un peu longue notamment à partir des scènes dans l’hôtel car les blagues sont attendues et le contexte devient confus. Trop de personnages apparaissent ce qui rend le spectacle difficile à suivre et donc ennuyeux. Nous avons aussi trouvé que les gags étaient un peu lourds.

Par Adrio Guarrino, Nalha Khalil, Charles Haddad, Eyal Hacman, Clément Graffard, Lola Jourdan.

Les décors

Les décors de la pièce Le Dindon écrite par Feydau et mise en scène par Philippe Adrien sont différents des pièces de théâtre habituelles.

Au commencement de la pièce, le décor représentait un salon ou il y avait des chaises, une cheminée, un miroir, un canapé et un porte manteau. Mais l’originalité est placée dans un système de plateaux tournants. La scène étant séparée en deux (une seule partie était visible) par un mur et des portes, pendant que les comédiens jouaient, les décors étaient changés dans la partie “cachée” de la scène. Et les plateaux tournants pivotaient à la fin d’une scène pour changer de décor très rapidement donnant ainsi une fluidité à ces transitions.

Les portes situées aux deux extrémités du mur qui séparait la scène en deux tournaient indépendamment de ce mur central. Les comédiens les faisaient claquer quand ils les fermaient de manière à donner plus d’énergie à la pièce et à laisser le spectateur a un niveau d’attention très élevé, même pendant les changements de décors. Ces derniers se cachaient aussi éventuellement derrière les portes, ce qui donnait un coté assez loufoque à la pièce.

De surcroît, les lumières tamisées qui, parfois “flashaient”, accompagnées d’une musique semblable à du Tchaïkowski, rendaient un coté effrayant à certains passages.

En bref, bien que la pièce ne nous ait pas vraiment plu, nous avons apprécié la créativité et l’originalité des décors qui, selon nous, concordaient bien avec le ton de la pièce.