Russe

            Drapeau russe 2

 

Introduction option Russe

 

 

 

 

 

 

* Apprenez le russe ! C’est intéressant, utile et amusant !

 

Notre rencontre avec Carole TREBOR

 

Madame Carole TREBOR, docteur en histoire et histoire de l’art, documentariste et auteure de romans pour la jeunesse en résidence à la Médiathèque de Vincennes en 2018, dont la formation, les travaux de recherche et les œuvres font une large part à la langue et à la culture russe, nous a fait l’honneur et le plaisir de venir partager son histoire personnelle et familiale, son parcours et son expérience avec nous. Nous l’avons rencontrée à deux reprises, les 28 septembre et 9 novembre 2018, et certains d’entre nous ont assisté à la projection de son documentaire D’Ici et d’ailleurs (2005), consacré à des artistes russes en exil à Paris dans les années 1990-2000, le 29 septembre. Nous sommes heureux de vous présenter les impressions, en français, mais aussi en russe, que nous a laissées cette rencontre passionnante et enrichissante, pour laquelle nous lui exprimons nos plus sincères et plus chaleureux remerciements.

Les élèves de russe de Terminale

 

 

ADRIANA

Lors de l’intervention de Carole Trébor, j’ai été particulièrement intéressée par son histoire. Je trouve très intéressant qu’elle ait eu un coup de cœur pour la Russie et sa langue. Elle ne parlait pas le russe, ses grands-parents ne pouvaient pas lui parler russe pour l’intégrer et la protéger du passé difficile associé à cette langue. Pour eux, c’était bien d’être Français, elle pouvait ainsi être à l’abri. Sa passion pour la langue est très touchante parce qu’elle ne pouvait pas y accéder. Elle en a fait son métier, en effet, elle a écrit pour la première fois en russe en 5ème alors qu’elle maîtrisait la langue depuis peu.

Cette passion m’a beaucoup émue. Je la remercie de nous avoir raconté son histoire surprenante.

 

EDEN

La mère et les grands-parents de Carole Trébor ne lui parlaient pas en russe dans sa plus jeune enfance, mais seulement le yiddish et le polonais. Je trouve donc particulièrement remarquable qu’elle ait décidé d’adopter le russe comme langue d’écriture et langue de culture. Elle aime et défend bien le russe alors que c’est une langue qu’elle a appris seule. Tout en ayant fait des épreuves approfondies dans ce domaine, l’artiste garde une très bonne relation avec sa famille, ce qui me semble important à retenir. Son style d’écriture est diversifié, car dans ses récits se mêlent des éléments fantastiques aussi. Elle a effectué de nombreux voyages en Russie (peut-être peut-on faire un lien entre son écriture et ses voyages, qui sont peut-être en soi une source d’inspiration). Grâce aux archives, elle touche à plusieurs domaines, ce qui est une question que j’aimerais approfondir, car elle me paraît importante. En mettant en avant d’autres artistes, elle permet à ses contemporains de se faire connaître.

 

ELIZABETH

Le 28 septembre, nous avons rencontré Carole Trébor, une écrivaine, en classe et durant cette rencontre, elle a pu nous parler de son parcours et de son rapport avec la langue russe. J’ai trouvé intéressant le fait qu’elle ait commencé à apprendre le russe en 6ème parce qu’elle aimait les langues et non pas à cause de ses origines, mais que cela l’ait tout de même rapprochée de ses grands-parents qui avaient quitté l’Ukraine polonaise dans les années 1930. Ses voyages en Russie avaient l’air très enrichissants et Carole Trébor a eu la chance d’y aller de nombreuses fois, voyant l’évolution du pays après l’effondrement de l’URSS, jusqu’à en devenir bilingue et a même pu visiter de nombreuses archives comme celles du ministère des affaires étrangères ou celles de l’Ermitage ce que j’adorerais pouvoir faire car ça doit être intéressant de voir les coulisses de ces lieux ou de décisions prises. Le fait qu’elle ne soit pas retournée en Russie depuis dix ans après y avoir passé autant de temps durant ses études m’a d’abord surprise mais je comprends que la Russie sous le régime actuel ne l’attire pas.

Le fait qu’elle ait commencé à écrire en russe, alors qu’elle était en cinquième et commençait à peine à apprendre la langue m’a surprise et impressionnée.

 

ÉMILIEN

Ce fut une rencontre extrêmement intéressante. Bien que les raisons qui m'ont poussé à choisir le russe comme option divergent des raisons de Mme Trébor, j'ai été intéressé par cette rencontre et notamment par l'histoire et le vécu de cette auteure et réalisatrice. Tout d'abord, les racines de son attrait pour la langue sont intéressantes, notamment le passé de ses grands-parents, passé assez difficile, qui les a contraints à venir s'installer en France. C'est dans ce même pays que, bien des années plus tard, leur petite-fille eu un véritable amour pour la langue russe, ce qui fit naître une complicité entre celle-ci et ses grands-parents, même si il y eu d'abord une réticence à parler russe du fait du douloureux passé auquel la langue était associée. J'ai également trouvé intéressant la période de ses études où Carole Trébor se rend en Russie après la chute de l'URSS, pour étudier les archives russes, notamment les contrastes urbains, les bâtiments bétonnés s'opposant aux anciens hôtels qui servent d'archives, ainsi que l'invasion de la culture occidentale dans cette Russie post-soviétique. J'ai également trouvé intéressant le récit que celle-ci nous a fait de son voyage dans le transsibérien, des paysages de steppes aux coutumes de voyages des russes. Enfin, j'ai trouvé intéressant le fait que la langue russe lui ai fait découvrir de nouveaux amis étrangers, notamment pendant les olympiades de russe.

 

GIULIETTA RANIERI

Lors de la rencontre avec Carole Trébor, nous avons compris tout de suite son attirance envers la langue Russe mais également son attirance pour ce pays. En effet ses grands-parents venaient d’Ukraine qu’ils avaient dû quitter à cause de l’antisémitisme. Ainsi elle a commencé à étudier le russe en 6ème, ayant un réel coup de cœur pour cette langue elle décida de continuer jusqu’au lycée. Elle nous a expliqué que tout l’enchantait dans cette langue, que ce soit l’alphabet mais aussi la grammaire ce qui peut sembler étrange à première vue car la grammaire russe n’est pas si simple que ça. C’est ainsi que pour la première fois sa famille commence à lui parler russe. C’est lors d’une olympiade de russe qu’elle participe à ce concours à Moscou ; tous les élèves présents parlent russe entre eux, ce qui renforce son lien avec la langue, une langue due à ses origines certes, mais qui devient à ce moment-là une langue liée à des amitiés. En effet, elle est restée pendant plusieurs années en contact avec des amis rencontrés là-bas. Lorsqu’elle nous raconte son second voyage en Russie, on comprend que cela été un moment où son amour pour ce pays s’est amplifié. Elle a ainsi commencé des études autour de l’art et de l’histoire, notamment sur les échanges artistiques entre la Russie et la France. Au fil des années, Carole a commencé à travailler sur une thèse, ce qui l’a amené à retourner plusieurs fois en Russie. Cela nous a beaucoup intéressé de savoir comment elle a effectué ses recherches dans les archives. Ce qui m’a interpellé le plus, c’est lorsqu’elle a évoqué ses recherches dans le musée l’Ermitage se trouvant à Saint-Pétersbourg car une camarade de classe et moi-même y sommes allés. Étant allé dans ce musée également j’ai compris que ses recherches devaient être très enrichissantes, que ce soit pour sa thèse mais aussi pour son enrichissement personnel. Par la suite, elle nous a parlé de son écriture, elle nous a expliqué que la première fois qu’elle avait écrit un texte c’était en russe. Cependant, les ouvrages qu’elle a écrits par la suite sont en français mais les thèmes qu’elle aborde sont en rapport avec la Russie. Par la suite, elle a fait un documentaire sur des artistes russes se trouvant en France, plus particulièrement, à Paris. Nous sommes allés le voir avec la classe. Dans son documentaire, on la voyait les interviewer que ce soit des sculpteurs comme Igor Chelkovski ou des peintres comme Nikolaï Dronnikov. A travers ce documentaire nous avons constaté que ces artistes ne parlaient par tous bien Français et qu’ils étaient attachés à leurs origines également.

 

LÉANDRE

Le projet avec Madame Trébor a été intéressant. En effet, le film m’a personnellement touché dans la mesure où nombre de ces artistes, ou du moins leurs réflexions, me sont assez familières, notamment le passage où est abordée la phrase « ma Patrie, c’est mon atelier ». Étant fils d’artiste peintre russe, ce dernier connaissant et ayant exposé avec des artistes cités dans le projet, je ne pouvais ne pas réagir à ce passage.

 

Toutes les interventions des artistes avaient leur interêt, et d’autres remarques de leur part m’ont plu, d’autres non, cela dit, ce documentaire reste un témoignage passionnant d’artistes russes en France, qui remplit sa mission de transmettre les mots et les œuvres desdits artistes, qu’on les apprécie ou non.

 

MEHDI

Carole Trébor est une écrivaine d’origine ukrainienne : ses grands-parents ont quitté l’Ukraine polonaise à cause de l’antisémitisme. Cette romancière est fascinée par la Russie, que ce soit par sa langue ou sa culture. Elle décide d’étudier le russe dès le début au collège et va poursuivre jusqu’au lycée. La Russie sera même le sujet de son premier roman. De plus, elle voyage plusieurs fois en Russie

 

NOHA

Cette rencontre avec Carole Trébor m’a permis de voir la vraie forme de la passion. Tout au long de son récit, son amour pour la langue russe l’a poussée sur un parcours palpitant et très intéressant où elle semble avoir pris du plaisir. Lorsqu’elle nous parlait de ses premiers cours de russe au lycée, et de la révélation face à la langue, c’était incroyable ! Elle était heureuse, le sourire aux lèvres.

De plus son parcours scolaire et son travail tourne autour de l’univers de la Russie, toujours en favorisant la langue russe, comme on peut le lire dans ses livres où sa passion pour le russe transperce !

Je garde de cette rencontre comme une leçon de vie à ne pas laisser tomber ce qu’on aime !

Sinon, ce qui m’a le plus marqué c’est la différence qu’elle nous décrivait entre la Russie pendant la période de l’URSS et après !

Pendant la projection, le documentaire m’a montré un nouveau visage des artistes en France. En effet, hormis les romantiques, mes connaissances étaient plutôt faibles. C’est une nouvelle connaissance ajoutée à mon répertoire.

Une expérience enrichissante qui m’a sortie de mon domaine sur le stylisme traditionnel de l’époque tsariste.

 

SIBYLE CHAISAZ

Tout d’abord, Carole Trébor est issu d’une famille immigrée juive de Pologne et cela m’a énormément rappelé ma famille : la seule différence est que la mienne, elle, est issue de Russie. De même, mes arrières arrière-grands-parents n’ont pas souhaité transmettre le russe à leurs enfants suite à ce passé compliqué. Tout comme elle, ma mère apprit le russe durant ses études et c’est elle qui m’a poussé à apprendre cette langue.

Sa volonté d’apprendre le russe au point de se rendre dans un collège loin de chez elle m’a fortement impressionné ainsi que tous ses voyages réalisés lors de sa jeunesse, notamment en Sibérie. J’ai également énormément apprécié le fait que Carole Trébor soit un auteur mais qu’elle a également touché à énormément de domaines, toujours en rapport avec le russe. Quelque part, cette langue et cette culture semblent lui appartenir complètement.

Grâce à elle, j’ai découvert la structure de certains monuments en Russie, principalement ceux où sont situés les archives et sur les enjeux des différentes archives.

Pour finir, cette rencontre a été très enrichissante et m’a donné envie de m’intéresser de plus près au travail de Carole Trébor comme par exemple à son documentaire que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir mais également de partager avec mes petits frères et sœurs ses œuvres littéraires.

 

VASSILISSA

Le film documentaire de Carole Trébor sur les artistes russes en exil m’a permis de découvrir comment vivaient ces artistes immigrés, quelle était leur source d’inspiration, quel rapport ils entretenaient avec la Russie à travers leur art et quelles difficultés se sont présentées à leur arrivée en France. J’ai bien aimé le récit de Carole Trébor sur ses voyages en Russie car elle y a découvert une autre culture qu’elle a su décrire et a partagé avec nous ses impressions, joies et craintes lorsqu’elle y était.

 


Эмигрантские вечера

(sur lair de Подмосковные вечера)

 

Не смешны и в Paris наши доводы             Si sérieuses à Paris sont nos discussions

Все мы заняты до утра.                               Toute la nuit, de très bon gré.

Eсли б знали вы, как мне дороги               Ô, si vous sentiez la douce émotion

Эмигрантские вечера.                                 Des petites soirées d’émigrés !

Eсли б знали вы, как мне дороги               Ô, si vous sentiez la douce émotion

Эмигрантские вечера.                                 Des petites soirées d’émigrés !

 

Нам и верится и не верится                        Il n’y a plus de doute, il y en a encore

Неужeль мы тут навсегда ?                        Serons-nous ici jusqu’au bout ?

Нaм всë кажется, ох как кажется               Il nous semble bien, nous semble si fort

Будто ждëт ещë нас Москва !                     Que nous attend toujours Moscou.

Нам всë кажется, ох как кажется,              Il nous semble bien, nous semble si fort

Будто ждëт ещë нас Москва !                     Que nous attend toujours Moscou.

 

Полно ж, милые, спорить нам до утра,     Allons mes amis, trêve darguments !

Кисть свою в горячах отложа.                   Nos pinceaux, délaissés, vont sécher

Чтоб всë высказать, нам творить пора.     À trop vouloir dire, on tue le moment

Так за палитры же, господа !                     Laissons la palette précher !

Чтоб всë высказать, нам творить пора.     À trop vouloir dire, on tue le moment

Так за палитры же, господа!                      Laissons la palette précher !

 

А распад уже всё заметнее.                        L’Union de soviets à présent chancelle

И туда домой уж пора.                                On pourrait rentrer de bon gré.

Не забыть бы нам наши вечные,                Mais sans oublier l’éternel appel

Эмигрантские вечера !                                Des petites soirées d’émigrés !

Не забыть бы нам наши вечные,                Mais sans oublier l’éternel appel

Эмигрантские вечера !                                Des petites soirées d’émigrés !

 

 

Dans la famille de Carole, les grands parents ne parlaient pas russe pour mettre les enfants à l’abri d’une histoire familiale difficile, mais elle a appris le russe au collège pour retrouver ses racines. Dans notre classe, certains ont des origines russes ou slaves, proches ou lointaines, qui les ont incités à apprendre le russe au lycée. Mais ceux qui n’ont pas d’origines russes ou slaves ont d’autres motivations pour apprendre le russe : curiosité d’apprendre une nouvelle langue, volonté de découvrir une autre culture et d’autres traditions et une histoire proche, mais pas tout à fait la même que la nôtre. Certains voulaient aussi avoir la possibilité de travailler avec la Russie plus tard.

В ceмьe Кaрoль eë бaбушкa и дeдушкa нe гoвoрили дома пo-руccки, чтoбы дeти нe жили c тяжëлoй ceмeйнoй иcтoриeй, нo oнa нaчaлa учить руccкий язык в шкoлe, чтoбы нaйти cвoи кoрни. В нaшeм клacce у oдниx ecть руccкиe или cлaвянcкиe кoрни, дaлëкиe или близкиe, из-зa кoтoрыx oни зaxoтeли учить руccкий язык в лицee. У другиx нeт руccкиx или cлaвянcкиx кoрнeй, нo oни зaxoтeли учить руccкий язык, пoтoму чтo oни xoтeли учить нoвый язык, узнaть нoвую культуру, другиe трaдиции и иcтoрию, для нac близкую, нo нe coвceм нaшу. Eщë другиe xoтeли пoтoм cмoчь рaбoтaть c Рoccиeй.

 

Nous avons beaucoup aimé le fait que Carole ait effectué de nombreux voyages en URSS et en Russie, qu’elle a commencé à y aller très jeune et qu’elle y a même vécu longtemps. Deux élèves de notre classe sont allées à Saint-Pétersbourg et les autres aimeraient beaucoup faire un voyage scolaire en Russie

Нaм oчeнь пoнрaвилocь тo, чтo Kaрoль многo рaз eздилa в Рoccию, чтo oнa в пeрвый рaз eздилa туда, кoгдa oнa былa eщë oчeнь мoлoдaя и чтo oнa дaжe тaм дoлгo жилa. Двe учeницы в нaшeм клacce eздили в Пeтeрбург, a другиe oчeнь xoтят пoexaть в Рoccию co шкoлoй.

 

 

 

 


 Parlé par 280 millions de personnes, le Russe est peu enseigné en France, ce qui en fait une langue originale et prestigieuse. Il a la réputation d’être formateur pour l’esprit et de développer les capacités d’apprentissage et de raisonnement.

C’est une langue qu’il faut connaître pour

-            les sciences : depuis le réflexe de Pavlov et la classification périodique des éléments de Mendeleïev, jusqu’à l’informatique, en passant par la conquête spatiale et le nucléaire, les Russes ont été de grands innovateurs.

-            l’économie et le commerce international : 16e puissance économique mondiale, la Russie fait partie des BRICS (grandes puissances émergentes : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Elle dispose de ressources naturelles et énergétiques très importantes.

-          les relations internationales : le russe est la langue officielle de la Fédération de Russie et l’une des langues officielles du Belarus, du Kazakhstan et du Kirghizistan. C’est aussi une des langues officielles de l’ONU.

-          lhistoire et le monde contemporain. « Gendarme de l’Europe » au XIXe siècle, premier État socialiste, cœur et centre de la superpuissance qu’était l’URSS jusqu’en 1991, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Russie est aujourd’hui un acteur majeur du monde actuel.

-            la géographie : à cheval sur l’Europe et l’Asie, avec des côtes sur l’Océan Pacifique, l’Océan Glacial Arctique, la mer Baltique, la mer Noire et la mer Caspienne c’est un territoire immense aux climats et aux milieux naturels très variés.

-            la littérature : Guerre et Paix ou Crime et châtiment font partie des classiques des lettres mondiales. Au cours du XXe siècle, cinq écrivains russes ont reçu le prix Nobel de Littérature. Et il ne se passe pas une saison sans que l’on joue des pièces de Tchékhov sur les scènes françaises et européennes.

-            la musique ou à la danse : qui ne connaît pas l’école russe de piano (de Rachmaninov, Richter, Horowitz à Kissin) ou de violon (de Oïstrakh et Heifetz à Repine et Venguerov), les grandes troupes de ballet et leurs solistes et chorégraphes ? Le russe est aussi l’une des langues de l’opéra, après l’italien ou l’allemand.

-          le sport : la Russie a organisé les jeux olympiques d’hiver de 2014 et accueille la coupe du monde de football 2018.

Au lycée Berlioz, vous pourrez apprendre le russe en LV3 de la seconde à la terminale, et présenter cette option facultative au baccalauréat. À l’issue de ces trois années, vous serez en mesure de communiquer dans des situations de la vie quotidienne ou lors d’un voyage, d’exprimer de manière simple des idées ou des projets.


 Alphabet Russe


 

  • 18 janvier 2019 : Visite par les élèves de 1re de l’exposition À l’Est la guerre sans fin 1918-1923 au musée de l’Armée (Hôtel des Invalides)
  • 21 décembre 2018 : Visite par les élèves de Tle de l’exposition Un Rêve d’Italie au musée du Louvre, consacrée à la collection Campana, fondement du musée de l’Ermitage
  • 29 septembre 2018 : Sortie des élèves de Tle à la Médiathèque pour la projection du documentaire de C. TREBOR D’ici et d’ailleurs (2005), consacré aux artistes russes en exil à Paris
  •  du 28 septembre au 19 janvier : Rencontre et projet d’écriture des élèves de Tle avec Carole   fait une large part à la culture russe, cf ci-dessous
  • 26 mars-19 avril : Exposition : sur la coupe du monde de football en Russie réalisée avec le concours de élèves de 1re au CDI du collège
  • 22 décembre 2017 : : Visite pour les élèves de 1re et Tle de l’exposition Et 1917 devient révolution au musée d’Histoire contemporaine (Hôtel des Invalides).
  • 11-22 décembre 2017 : Exposition « Sept affiches de propagande soviétique » réalisée par les élèves de 1re au CDI du lycée
  • 9 novembre 2017 : A l’occasion du centenaire de la Révolution russe, conférence au lycée de M. le Professeur P. Gonneau : « Les révolutions russe de 1917 : de l’autocratie au bolchévisme »
  • 5 mai 2017 : Sortie au théâtre des élèves de 1re et Tle  : Le Dernier chant d’après A. Tchékhov au théâtre de l’Épée de bois à Vincennes
  • 3-17 février 2017 : Exposition sur la Russie ancienne et ses traditions réalisée avec le concours des élèves de 2nde au CDI du collège

 

 

Notre rencontre avec Carole TREBOR

 

Madame Carole TREBOR, docteur en histoire et histoire de l’art, documentariste et auteure de romans pour la jeunesse en résidence à la Médiathèque de Vincennes en 2018, dont la formation, les travaux de recherche et les œuvres font une large part à la langue et à la culture russe, nous a fait l’honneur et le plaisir de venir partager son histoire personnelle et familiale, son parcours et son expérience avec nous. Nous l’avons rencontrée à deux reprises, les 28 septembre et 9 novembre 2018, et certains d’entre nous ont assisté à la projection de son documentaire D’Ici et d’ailleurs (2005), consacré à des artistes russes en exil à Paris dans les années 1990-2000, le 29 septembre. Nous sommes heureux de vous présenter les impressions, en français, mais aussi en russe, que nous a laissées cette rencontre passionnante et enrichissante, pour laquelle nous lui exprimons nos plus sincères et plus chaleureux remerciements.

Les élèves de russe de Terminale

 

 

ADRIANA

Lors de l’intervention de Carole Trébor, j’ai été particulièrement intéressée par son histoire. Je trouve très intéressant qu’elle ait eu un coup de cœur pour la Russie et sa langue. Elle ne parlait pas le russe, ses grands-parents ne pouvaient pas lui parler russe pour l’intégrer et la protéger du passé difficile associé à cette langue. Pour eux, c’était bien d’être Français, elle pouvait ainsi être à l’abri. Sa passion pour la langue est très touchante parce qu’elle ne pouvait pas y accéder. Elle en a fait son métier, en effet, elle a écrit pour la première fois en russe en 5ème alors qu’elle maîtrisait la langue depuis peu.

Cette passion m’a beaucoup émue. Je la remercie de nous avoir raconté son histoire surprenante.

 

EDEN

La mère et les grands-parents de Carole Trébor ne lui parlaient pas en russe dans sa plus jeune enfance, mais seulement le yiddish et le polonais. Je trouve donc particulièrement remarquable qu’elle ait décidé d’adopter le russe comme langue d’écriture et langue de culture. Elle aime et défend bien le russe alors que c’est une langue qu’elle a appris seule. Tout en ayant fait des épreuves approfondies dans ce domaine, l’artiste garde une très bonne relation avec sa famille, ce qui me semble important à retenir. Son style d’écriture est diversifié, car dans ses récits se mêlent des éléments fantastiques aussi. Elle a effectué de nombreux voyages en Russie (peut-être peut-on faire un lien entre son écriture et ses voyages, qui sont peut-être en soi une source d’inspiration). Grâce aux archives, elle touche à plusieurs domaines, ce qui est une question que j’aimerais approfondir, car elle me paraît importante. En mettant en avant d’autres artistes, elle permet à ses contemporains de se faire connaître.

 

ELIZABETH

Le 28 septembre, nous avons rencontré Carole Trébor, une écrivaine, en classe et durant cette rencontre, elle a pu nous parler de son parcours et de son rapport avec la langue russe. J’ai trouvé intéressant le fait qu’elle ait commencé à apprendre le russe en 6ème parce qu’elle aimait les langues et non pas à cause de ses origines, mais que cela l’ait tout de même rapprochée de ses grands-parents qui avaient quitté l’Ukraine polonaise dans les années 1930. Ses voyages en Russie avaient l’air très enrichissants et Carole Trébor a eu la chance d’y aller de nombreuses fois, voyant l’évolution du pays après l’effondrement de l’URSS, jusqu’à en devenir bilingue et a même pu visiter de nombreuses archives comme celles du ministère des affaires étrangères ou celles de l’Ermitage ce que j’adorerais pouvoir faire car ça doit être intéressant de voir les coulisses de ces lieux ou de décisions prises. Le fait qu’elle ne soit pas retournée en Russie depuis dix ans après y avoir passé autant de temps durant ses études m’a d’abord surprise mais je comprends que la Russie sous le régime actuel ne l’attire pas.

Le fait qu’elle ait commencé à écrire en russe, alors qu’elle était en cinquième et commençait à peine à apprendre la langue m’a surprise et impressionnée.

 

ÉMILIEN

Ce fut une rencontre extrêmement intéressante. Bien que les raisons qui m'ont poussé à choisir le russe comme option divergent des raisons de Mme Trébor, j'ai été intéressé par cette rencontre et notamment par l'histoire et le vécu de cette auteure et réalisatrice. Tout d'abord, les racines de son attrait pour la langue sont intéressantes, notamment le passé de ses grands-parents, passé assez difficile, qui les a contraints à venir s'installer en France. C'est dans ce même pays que, bien des années plus tard, leur petite-fille eu un véritable amour pour la langue russe, ce qui fit naître une complicité entre celle-ci et ses grands-parents, même si il y eu d'abord une réticence à parler russe du fait du douloureux passé auquel la langue était associée. J'ai également trouvé intéressant la période de ses études où Carole Trébor se rend en Russie après la chute de l'URSS, pour étudier les archives russes, notamment les contrastes urbains, les bâtiments bétonnés s'opposant aux anciens hôtels qui servent d'archives, ainsi que l'invasion de la culture occidentale dans cette Russie post-soviétique. J'ai également trouvé intéressant le récit que celle-ci nous a fait de son voyage dans le transsibérien, des paysages de steppes aux coutumes de voyages des russes. Enfin, j'ai trouvé intéressant le fait que la langue russe lui ai fait découvrir de nouveaux amis étrangers, notamment pendant les olympiades de russe.

 

GIULIETTA RANIERI

Lors de la rencontre avec Carole Trébor, nous avons compris tout de suite son attirance envers la langue Russe mais également son attirance pour ce pays. En effet ses grands-parents venaient d’Ukraine qu’ils avaient dû quitter à cause de l’antisémitisme. Ainsi elle a commencé à étudier le russe en 6ème, ayant un réel coup de cœur pour cette langue elle décida de continuer jusqu’au lycée. Elle nous a expliqué que tout l’enchantait dans cette langue, que ce soit l’alphabet mais aussi la grammaire ce qui peut sembler étrange à première vue car la grammaire russe n’est pas si simple que ça. C’est ainsi que pour la première fois sa famille commence à lui parler russe. C’est lors d’une olympiade de russe qu’elle participe à ce concours à Moscou ; tous les élèves présents parlent russe entre eux, ce qui renforce son lien avec la langue, une langue due à ses origines certes, mais qui devient à ce moment-là une langue liée à des amitiés. En effet, elle est restée pendant plusieurs années en contact avec des amis rencontrés là-bas. Lorsqu’elle nous raconte son second voyage en Russie, on comprend que cela été un moment où son amour pour ce pays s’est amplifié. Elle a ainsi commencé des études autour de l’art et de l’histoire, notamment sur les échanges artistiques entre la Russie et la France. Au fil des années, Carole a commencé à travailler sur une thèse, ce qui l’a amené à retourner plusieurs fois en Russie. Cela nous a beaucoup intéressé de savoir comment elle a effectué ses recherches dans les archives. Ce qui m’a interpellé le plus, c’est lorsqu’elle a évoqué ses recherches dans le musée l’Ermitage se trouvant à Saint-Pétersbourg car une camarade de classe et moi-même y sommes allés. Étant allé dans ce musée également j’ai compris que ses recherches devaient être très enrichissantes, que ce soit pour sa thèse mais aussi pour son enrichissement personnel. Par la suite, elle nous a parlé de son écriture, elle nous a expliqué que la première fois qu’elle avait écrit un texte c’était en russe. Cependant, les ouvrages qu’elle a écrits par la suite sont en français mais les thèmes qu’elle aborde sont en rapport avec la Russie. Par la suite, elle a fait un documentaire sur des artistes russes se trouvant en France, plus particulièrement, à Paris. Nous sommes allés le voir avec la classe. Dans son documentaire, on la voyait les interviewer que ce soit des sculpteurs comme Igor Chelkovski ou des peintres comme Nikolaï Dronnikov. A travers ce documentaire nous avons constaté que ces artistes ne parlaient par tous bien Français et qu’ils étaient attachés à leurs origines également.

 

LÉANDRE

Le projet avec Madame Trébor a été intéressant. En effet, le film m’a personnellement touché dans la mesure où nombre de ces artistes, ou du moins leurs réflexions, me sont assez familières, notamment le passage où est abordée la phrase « ma Patrie, c’est mon atelier ». Étant fils d’artiste peintre russe, ce dernier connaissant et ayant exposé avec des artistes cités dans le projet, je ne pouvais ne pas réagir à ce passage.

 

Toutes les interventions des artistes avaient leur interêt, et d’autres remarques de leur part m’ont plu, d’autres non, cela dit, ce documentaire reste un témoignage passionnant d’artistes russes en France, qui remplit sa mission de transmettre les mots et les œuvres desdits artistes, qu’on les apprécie ou non.

 

MEHDI

Carole Trébor est une écrivaine d’origine ukrainienne : ses grands-parents ont quitté l’Ukraine polonaise à cause de l’antisémitisme. Cette romancière est fascinée par la Russie, que ce soit par sa langue ou sa culture. Elle décide d’étudier le russe dès le début au collège et va poursuivre jusqu’au lycée. La Russie sera même le sujet de son premier roman. De plus, elle voyage plusieurs fois en Russie

 

NOHA

Cette rencontre avec Carole Trébor m’a permis de voir la vraie forme de la passion. Tout au long de son récit, son amour pour la langue russe l’a poussée sur un parcours palpitant et très intéressant où elle semble avoir pris du plaisir. Lorsqu’elle nous parlait de ses premiers cours de russe au lycée, et de la révélation face à la langue, c’était incroyable ! Elle était heureuse, le sourire aux lèvres.

De plus son parcours scolaire et son travail tourne autour de l’univers de la Russie, toujours en favorisant la langue russe, comme on peut le lire dans ses livres où sa passion pour le russe transperce !

Je garde de cette rencontre comme une leçon de vie à ne pas laisser tomber ce qu’on aime !

Sinon, ce qui m’a le plus marqué c’est la différence qu’elle nous décrivait entre la Russie pendant la période de l’URSS et après !

Pendant la projection, le documentaire m’a montré un nouveau visage des artistes en France. En effet, hormis les romantiques, mes connaissances étaient plutôt faibles. C’est une nouvelle connaissance ajoutée à mon répertoire.

Une expérience enrichissante qui m’a sortie de mon domaine sur le stylisme traditionnel de l’époque tsariste.

 

SIBYLE CHAISAZ

Tout d’abord, Carole Trébor est issu d’une famille immigrée juive de Pologne et cela m’a énormément rappelé ma famille : la seule différence est que la mienne, elle, est issue de Russie. De même, mes arrières arrière-grands-parents n’ont pas souhaité transmettre le russe à leurs enfants suite à ce passé compliqué. Tout comme elle, ma mère apprit le russe durant ses études et c’est elle qui m’a poussé à apprendre cette langue.

Sa volonté d’apprendre le russe au point de se rendre dans un collège loin de chez elle m’a fortement impressionné ainsi que tous ses voyages réalisés lors de sa jeunesse, notamment en Sibérie. J’ai également énormément apprécié le fait que Carole Trébor soit un auteur mais qu’elle a également touché à énormément de domaines, toujours en rapport avec le russe. Quelque part, cette langue et cette culture semblent lui appartenir complètement.

Grâce à elle, j’ai découvert la structure de certains monuments en Russie, principalement ceux où sont situés les archives et sur les enjeux des différentes archives.

Pour finir, cette rencontre a été très enrichissante et m’a donné envie de m’intéresser de plus près au travail de Carole Trébor comme par exemple à son documentaire que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de voir mais également de partager avec mes petits frères et sœurs ses œuvres littéraires.

 

VASSILISSA

Le film documentaire de Carole Trébor sur les artistes russes en exil m’a permis de découvrir comment vivaient ces artistes immigrés, quelle était leur source d’inspiration, quel rapport ils entretenaient avec la Russie à travers leur art et quelles difficultés se sont présentées à leur arrivée en France. J’ai bien aimé le récit de Carole Trébor sur ses voyages en Russie car elle y a découvert une autre culture qu’elle a su décrire et a partagé avec nous ses impressions, joies et craintes lorsqu’elle y était.

 


Эмигрантские вечера

(sur lair de Подмосковные вечера)

 

Не смешны и в Paris наши доводы             Si sérieuses à Paris sont nos discussions

Все мы заняты до утра.                               Toute la nuit, de très bon gré.

Eсли б знали вы, как мне дороги               Ô, si vous sentiez la douce émotion

Эмигрантские вечера.                                 Des petites soirées d’émigrés !

Eсли б знали вы, как мне дороги               Ô, si vous sentiez la douce émotion

Эмигрантские вечера.                                 Des petites soirées d’émigrés !

 

Нам и верится и не верится                        Il n’y a plus de doute, il y en a encore

Неужeль мы тут навсегда ?                        Serons-nous ici jusqu’au bout ?

Нaм всë кажется, ох как кажется               Il nous semble bien, nous semble si fort

Будто ждëт ещë нас Москва !                     Que nous attend toujours Moscou.

Нам всë кажется, ох как кажется,              Il nous semble bien, nous semble si fort

Будто ждëт ещë нас Москва !                     Que nous attend toujours Moscou.

 

Полно ж, милые, спорить нам до утра,     Allons mes amis, trêve darguments !

Кисть свою в горячах отложа.                   Nos pinceaux, délaissés, vont sécher

Чтоб всë высказать, нам творить пора.     À trop vouloir dire, on tue le moment

Так за палитры же, господа !                     Laissons la palette précher !

Чтоб всë высказать, нам творить пора.     À trop vouloir dire, on tue le moment

Так за палитры же, господа!                      Laissons la palette précher !

 

А распад уже всё заметнее.                        L’Union de soviets à présent chancelle

И туда домой уж пора.                                On pourrait rentrer de bon gré.

Не забыть бы нам наши вечные,                Mais sans oublier l’éternel appel

Эмигрантские вечера !                                Des petites soirées d’émigrés !

Не забыть бы нам наши вечные,                Mais sans oublier l’éternel appel

Эмигрантские вечера !                                Des petites soirées d’émigrés !

 

 

Dans la famille de Carole, les grands parents ne parlaient pas russe pour mettre les enfants à l’abri d’une histoire familiale difficile, mais elle a appris le russe au collège pour retrouver ses racines. Dans notre classe, certains ont des origines russes ou slaves, proches ou lointaines, qui les ont incités à apprendre le russe au lycée. Mais ceux qui n’ont pas d’origines russes ou slaves ont d’autres motivations pour apprendre le russe : curiosité d’apprendre une nouvelle langue, volonté de découvrir une autre culture et d’autres traditions et une histoire proche, mais pas tout à fait la même que la nôtre. Certains voulaient aussi avoir la possibilité de travailler avec la Russie plus tard.

В ceмьe Кaрoль eë бaбушкa и дeдушкa нe гoвoрили дома пo-руccки, чтoбы дeти нe жили c тяжëлoй ceмeйнoй иcтoриeй, нo oнa нaчaлa учить руccкий язык в шкoлe, чтoбы нaйти cвoи кoрни. В нaшeм клacce у oдниx ecть руccкиe или cлaвянcкиe кoрни, дaлëкиe или близкиe, из-зa кoтoрыx oни зaxoтeли учить руccкий язык в лицee. У другиx нeт руccкиx или cлaвянcкиx кoрнeй, нo oни зaxoтeли учить руccкий язык, пoтoму чтo oни xoтeли учить нoвый язык, узнaть нoвую культуру, другиe трaдиции и иcтoрию, для нac близкую, нo нe coвceм нaшу. Eщë другиe xoтeли пoтoм cмoчь рaбoтaть c Рoccиeй.

 

Nous avons beaucoup aimé le fait que Carole ait effectué de nombreux voyages en URSS et en Russie, qu’elle a commencé à y aller très jeune et qu’elle y a même vécu longtemps. Deux élèves de notre classe sont allées à Saint-Pétersbourg et les autres aimeraient beaucoup faire un voyage scolaire en Russie

Нaм oчeнь пoнрaвилocь тo, чтo Kaрoль многo рaз eздилa в Рoccию, чтo oнa в пeрвый рaз eздилa туда, кoгдa oнa былa eщë oчeнь мoлoдaя и чтo oнa дaжe тaм дoлгo жилa. Двe учeницы в нaшeм клacce eздили в Пeтeрбург, a другиe oчeнь xoтят пoexaть в Рoccию co шкoлoй.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 janvier 2019 :                    visite par les élèves de 1re de l’exposition À l’Est la guerre sans fin 1918-1923 au musée de l’Armée (Hôtel des Invalides).