Hector Berlioz

H. Berlioz

 Hector Berlioz (1803 - 1869)

 La figure d'Hector Berlioz se détache dans le paysage du romantisme français avec des partitions de caractère à la fois dramatique et subjectif. Sa musique avait la réputation de ne pas respecter les lois de l'harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions.

La Symphonie fantastique est créée à Paris en 1830, au terme d'années de formation couronnées par le Prix de Rome. Elle provoque un grand scandale chez un public qui ne se rend pas compte de la portée de l'œuvre.

Dès 1834, il se fait connaître comme critique dans la Gazette musicale, puis dans le Journal des débats, où il soutient son système musical, qui subordonne l'harmonie à la recherche de l'expression.

Hector Berlioz fait de l'orchestre son terrain d'expression privilégié et y manifeste son génie des timbres. Harold en Italie et la Symphonie funèbre et triomphale (1840) en témoignent, tout comme des ouvrages faisant aussi appel à la voix : le monumental Requiem (1837) ou la symphonie dramatique Roméo et Juliette(1839). Après Shakespeare, Goethe inspire à Berlioz La Damnation de Faust. A l'instar de l'opéra Benvenuto Cellini (1838), cette nouvelle réalisation lyrique, intitulée « légende dramatique » est mal accueillie en France en 1846. Berlioz se console toutefois de ses déboires grâce à l'audience grandissante dont il dispose à l'étranger.

Le domaine lyrique occupe beaucoup les dernières années du musicien avec l'oratorio L'Enfance du Christ (1854), l'opéra comique Béatrice et Bénédict (1862) et l'opéra Les Troyens, inspiré de Virgile.